Le virus brownien a contaminé les discours éthiques en finance, en laissant croire que l'outil mathématique financier était éthiquement neutre. Ceci est faux.
Je considère qu’il n’est pas possible de penser les pratiques professionnelles financières sans penser la contribution de la théorie financière aux modes d’existence même de ces pratiques professionnelles. Pourquoi ? En raison des effets concrets induits par la théorie financière, qui devient force sociale dès lors qu’elle entraîne une modification de ces pratiques. Je développe cette idée dans le chapitre "Le virus brownien et les nouveaux enjeux de l'éthique financière" de l'ouvrage Ethique et crise financière (L'Harmattan, 2009).

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