samedi 19 juin 2010

Et si l'on s'intéressait au « virus brownien » pour sortir de la crise ?

L'hypothèse dite du virus brownien, qui propose une analyse complémentaire des causes de la crise financière, a été introduite en 2008 et 2009 dans les textes suivants :
  1. Le chapitre « Le virus brownien et la déroute des professionnels en finance » de l'ouvrage collectif du Cercle Turgot, Repenser la planète finance, Eyrolles, 2009.
  2. L'article « Le virus brownien. La réduction brownienne de l’incertitude et la crise financière de 2007-2008 », dans L’action sociale de l’Eglise, Communio, 34, 3-4, p. 107-120, juillet 2009.
  3. L'article « La représentation brownienne du risque : une faute morale collective ? », Finance et bien commun, 2008/2-3 (n°31-32), p. 137-144.
  4. Le chapitre « Le virus brownien et les nouveaux enjeux de l'éthique financière », de l'ouvrage collectif Ethique et crise financière, L'Harmattan, collection "Ethiques en contexte", 2009.
Elle a été ensuite présentée à un public de non spécialistes dans l'ouvrage Le virus B. Crise financière et mathématiques, Seuil, 2009.

Elle peut se résumer de la manière suivante :

Une disposition mentale à prendre des risques inconsidérés a été introduite dans la finance professionnelle par une erreur fondamentale de modélisation dans tous les systèmes financiers. Cette erreur est la réduction de l'incertitude par une représentation brownienne du hasard, qui laisse croire que le risque peut être totalement maîtrisé ou annulé. On désigne du terme de «virus brownien» cette erreur car elle a rendu la finance professionnelle immuno-déficiente face au risque réel. Cela introduit un élément nouveau dans les causes de la crise financière, la notion de risque de modèle, et montre que du point de vue de l'éthique financière, le choix d'un modèle mathématique n'est pas éthiquement neutre.

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